Comment passer le permis de conduire en candidat libre ?

La loi autorise toute personne majeure à passer l’examen du permis de conduire (permis B) en candidat libre, sans dépendre d’une auto-école, sous réserve d’avoir un numéro  NEPH.

Depuis le 1er janvier 2017, les Préfectures ont ainsi l’obligation de valider l’inscription des candidates libres à l’examen de conduite dans un délai de 2 mois.

Toutefois, cette démarche, moins coûteuse et plus rapide, n’est pas exempte de conditions à respecter, et notamment un volume d’heures d’apprentissage avec un accompagnateur dans un véhicule équipé.

Qui peut s’inscrire au permis en candidat libre ?

Toute personne peut s’inscrire en apprentissage dès 16 ans, toutefois, l’épreuve pratique du permis B ne peut être passé qu’à partir de 18 ans. Le candidat libre doit être âgé d’au moins 15 ans pour s’inscrire à l’épreuve théorique.

Tout candidat de moins de 21 ans, doit posséder l’attestation scolaire de sécurité routière de second niveau et attestation de sécurité routière.

Les candidats français de moins de 25 ans doivent avoir souscrit aux obligations de recensement et notamment certifier de leur participation à la journée défense et citoyenneté ou attestation de convocation à la journée ou attestations d’exemption.

Les candidats issus d’un pays de l’Espace Economique Européen, la Suisse, Andorre ou Monaco, doivent faire preuve d’attaches personnelles ou professionnelles en France depuis au moins 6 mois. Et tout ressortissant d’un autre pays que ceux listés précédemment doivent vivre en France depuis au moins 6 mois et avoir un titre de séjour valide.

Comme n’importe quel candidat au permis, un contrôle médical par un médecin agréé par la Préfecture est nécessaire si l’état de santé du candidat l’exige.

Comment obtenir son numéro NEPH ?

Passer le permis de conduire, nécessite obligatoirement d’être en possession du numéro d’enregistrement préfectoral harmonisé (NEPH).

Pour l’obtenir, il faut en faire la demande en ligne via le site ANTS. Vous devez vous munir des documents numérisés suivants :

  • un justificatif d’identité,
  • un justificatif de domicile,
  • une photo d’identité,
  • pour les français de moins de 25 ans : une copie du certificat de participation à la JDC ou attestation individuelle d’exemption,
  • pour les candidats étrangers : justificatif de régularité du séjour ou une preuve de présence en France depuis au moins 6 mois.

Passer l’épreuve théorique du Code de la Route en candidat libre ?

Toute personne souhaitant passer le Code en candidat libre doit d’abord en faire la demande via le formulaire CERFA 02 n°14866*01. Il peut être complété par le CERFA 06 n°14848*013 pour obtenir le permis de conduire au format UE.

Le dossier complet doit être envoyé à la Préfecture, Sous-Préfecture ou Direction Départementale des Territoires selon votre situation.

Si le dossier est accepté, le candidat recevra une convocation à l’examen théorique du permis de conduire. Il devra s’acquitter d’une redevance de 30 € pour participer à l’examen.

NB : il est possible de passer le Code de la Route auprès des services de La Poste pour de 30 €.

Quel que soit votre choix vous devez vous inscrire en ligne auprès d’un centre SGS, un centre d’Etat ou d’un Bureau de Poste et régler la redevance.

Le jour de l’examen, le candidat libre devra se présenter avec sa convocation, une enveloppe timbrée avec ses coordonnées et une pièce d’identité.

L’apprentissage se fait en toute autonomie, selon les supports choisis par le candidat.

Rappel : le code de la route est valide pendant 5 ans.

Et pour l’épreuve pratique en candidat libre ?

L’apprentissage en candidat libre

Le candidat peut débuter sa préparation à l’épreuve théorique dès lors qu’il remplit les conditions suivantes :

  • avoir au moins 16 ans,
  • être en possession du formulaire de demande de permis remis par la Préfecture (ou au moins le récépissé du dépôt de demande, qui est valable 2 mois),
  • avoir un livret d’apprentissage (papier ou dématérialisé).

Toute session d’apprentissage de la conduite doit être obligatoirement supervisée par un accompagnateur et le véhicule doit disposer des équipements spécifiques.

L’accompagnateur est une personne titulaire du permis B depuis au moins 5 ans. Il ne doit avoir fait l’objet d’aucune annulation ou invalidation du permis de conduire durant les 5 dernières années.

Aucune rétribution financière ou en nature ne peut lui être accordée. Il doit avoir signé la charte de l’accompagnateur avant de débuter le parcours d’apprentissage.

Le véhicule, en plus d’être assuré, doit porter la mention apprentissage visible à l’avant et à l’arrière du véhicule ou sur le toit.

Il doit être pourvu d’un rétroviseur intérieur et de rétroviseurs latéraux, extérieurs gauches et droites pour le candidat, mais aussi un rétroviseur intérieur pour l’accompagnateur ainsi que d’un dispositif de rétrovision latéral droit et un double pédalier.

Il est possible de louer des véhicules tout équipés auprès d’agences spécialisées.

L’apprentissage ne peut être effectué qu’en France. La conduite sur autoroute est conditionnée à la connaissance d’un minimum de règles de circulation. Certaines zones interdites à la conduite en apprentissage doivent être respectées.

Le passage de l’épreuve

Le candidat libre peut passer le permis dans la commune de son choix dès lors qu’il a effectué au moins 20h de formation à la conduite. Il doit également valider les étapes du livret d’apprentissage.

L’épreuve se passe devant un examinateur comme pour tous les autres candidats.

Les résultats du permis de conduire seront consultables en ligne 48h après l’examen. Si l’examen est favorable, le candidat devra télécharger un certificat d’examen et faire la demande de son permis auprès de l’ANTS. Le certificat permet en attendant de circuler durant 4 mois à partir du jour de l’examen.

En cas d’échec, un délai de 2 jours devra être respecté avant de se représenter à l’examen.

Les éthylotests anti-démarrage testés dans 3 départements

Au 1er décembre, certains conducteurs des départements de la Drôme, de la Marne et du Nord vont expérimenter une nouvelle mesure de Sécurité Routière : les éthylotests anti-démarrage (EAD).

Comment ça marche ?

Le principe est simple : pour lancer le démarrage de son véhicule, l’automobiliste devra souffler dans l’éthylotest électronique. L’appareil stoppera l’allumage de la voiture si le niveau d’alcoolémie mesuré est supérieur à 0.25mg/litre d’air expiré.

Des permis sous conditions

Les préfets de 3 départements sont désormais autorisés à restituer des permis aux conducteurs pour lesquels il a été suspendu ou annulé pour conduite en état d’ivresse. Si l’automobiliste ne s’engage pas dans une procédure de récupération de points, l’attribution se fera sous conditions d’une installation volontaire et aux frais du propriétaire d’un EAD (environ 1000€) accompagnée d’un suivi médico-psychologique de traitement de l’addiction.  Le permis délivré sera temporaire et portera la mention EAD.

Un dispositif en extension

Dans une optique de lutte contre l’alcool au volant et contre la récidive, l’expérimentation devrait être étendue à toute la France à partir de 2019. Ce dispositif a déjà fait ses preuves en Haute Savoie : sur 400 personnes condamnées pour conduite sous l’emprise d’alcool (plus de 0.8g/l de sang), « la récidive a chuté des trois-quarts » selon le rapport AFP. Des résultats encourageants qui ont notamment entrainé l’utilisation obligatoire d’appareils anti-démarrage électroniques dans les bus et autocars depuis septembre 2015.

Chaque année, environ 1000 personnes décèdent dans des accidents de la route impliquant la consommation d’alcool. Le problème de l’alcool au volant est donc plus que jamais d’actualité. Si cette initiative semble porter ses fruits, elle n’est pas exempte de failles. En effet, quid des automobilistes qui font souffler une personne sobre pour démarrer leur voiture ? Malheureusement l’EAD n’est pas infaillible…

Source image : BfmTv

Permis allemand vs. Permis français : quelles différences ?

Premier pays d’UE à avoir adopté le permis à point, l’Allemagne est une pionnière dans le secteur de la conduite : ses voitures, ses autoroutes, son absence de limitation de vitesse… Quelles différences y’a-t-il alors entre le permis allemand et notre permis français ?

 

Un examen du Code similaire

Pour commencer, l’éligibilité au Code est soumise à plusieurs formalités notamment un test de vue et un brevet de secourisme. Le candidat devra alors suivre 14 sessions de théorie de 90 minutes minimum. L’examen en lui-même consiste en un QCM de 30 questions sur ordinateur.

Le passage du Permis plus encadré

L’encadrement des leçons de formation est plus strict en Allemagne : le candidat doit effectuer 3 leçons en nocturne, 4 sur autoroute et 5 en dehors de la ville. Le seuil minimum est donc de 12 leçons.

Le format de l’examen du permis est semblable à celui passé en France : 45 minutes, un test hors agglomération et se garer. Les coûts de l’examen sont donc globalement similaires : allemands et français payeront dans les 1700€ (40€ pour 45 minutes).

L’Allemagne propose également une formule de conduite accompagnée mais la période probatoire est seulement de deux ans.

Un système de points inversé

Le permis allemand est attribué avec un solde à 0. Chaque infraction ajoute un nombre précis de points, la limite étant à 8. Un système totalement différent des français, qui décomptent à partir de 12.

Une gestion différente des infractions

Les infractions sont classées en 3 catégories :

  • +1 point : petit excès de vitesse, stationnement gênant, téléphone au volant
  • +2 points : alcool au volant, drogue, excès de vitesse. Cette sanction entraine souvent la suspension de permis pendant un mois
  • +3 points : infractions pendant une période de suspension du permis

Certaines infractions mineures ne sont plus sanctionnées par un ajout de points mais par une simple amende, par exemple les excès de vitesse en dessous de 20km/h. Les allemands semblent donc préférer les suspensions à aux sanctions de points. Une logique que nous n’avons pas en France.

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Des limitations de vitesse plus flexibles

Les formations de récupération de points trouvent leurs équivalents en Allemagne, cependant elles ne sont accessibles qu’à un solde de point inférieur à 6.
En ville, allemands et français sont soumis à la même limitation : 50km/h. Nos réglementations divergent hors agglo où la vitesse maximale autorisée est de 100km/h en Allemagne. Certaines portions d’autoroute et de voies rapides n’indiquent aucune limitation, la vitesse est donc libre.

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France et Allemagne adoptent des logiques assez différentes en termes de conduite : si la formation est très encadrée pour les allemands, une fois le permis obtenu, la législation se montre plus permissive qu’en France. Ce qui n’empêche pas le pays d’avoir un taux de mortalité parmi les plus bas d’Europe.

Situation de handicap et permis de conduire : l’équation impossible ?

La conduite est souvent synonyme d’indépendance et autonomie quand on est en situation de handicap. Que l’on soit nouvellement confronté à une situation de handicap suite à un accident ou une maladie ou que cette situation soit acquise de naissance, de nombreuses affections n’empêchent pas pour autant l’obtention ou le maintien du permis de conduire. Obligations d’aménagements pour combler l’incapacité ou permis à validité limitée, des solutions sont envisageables pour pouvoir profiter de la route et conserver un sentiment d’indépendance dans de nombreux cas.

Savoir si on est apte ?

Bien qu’exigeante en matière de sécurité, la conduite n’exclut pas pour autant certaines situations de handicap dans la mesure où les affections n’entravent les aptitudes nécessaires à cet exercice. L’arrêté du 31 Août 2010 indique que tout conducteur a la responsabilité de s’assurer de son aptitude à conduire. Dans cette perspective, les personnes en situation de handicap peuvent se référer à l’arrêté du 21 Décembre 2005 qui définit les conditions d’aptitudes à la conduite en cas de handicap ou pathologies diverses qui nécessitent un contrôle.

L’autorisation de conduire est ainsi fonction des capacités fonctionnelles résiduelles et des aménagements qui peuvent être demandés dans certains cas. Elle s’apprécie au cas par cas :

  • Handicap physique : dans de nombreux cas, il sera demandé des aménagements du véhicule.
  • Handicap visuel : l’épreuve requiert un seuil d’acuité visuelle minimum de 5/10ème avec correction. Une visite de contrôle chez un ophtalmologue pourra être requise pour évaluer l’acuité et permettre la conduite.
  • Handicap auditif : normalement il n’y a pas d’interdiction de conduire en cas de déficience auditive, des épreuves aménagées sont prévues pour les candidats malentendants.
  • Handicap mental ou cognitif : un avis médical sera nécessaire pour déterminer l’aptitude à la conduite.

D’autres pathologies peuvent aussi restreindre la possibilité de conduire. De manière générale, un handicap ou certaines maladies obligent à se soumettre à un contrôle médical pour évaluer si la personne dispose bien des capacités indispensables et obligatoires à l’exercice de la conduite :

  • Pas de troubles cardiaques fonctionnels graves
  • La capacité physique de réaliser une manœuvre efficace et rapide
  • L’accès aux commandes en toutes circonstances
  • Être au dessus du seuil d’acuité visuel exigé
  • Pouvoir faire preuve d’attention
  • Une bonne perception de la vitesse et des distances.

L’issue du contrôle médical déterminera la capacité à conduire, la nécessité d’aménagement et/ou la nécessité d’un contrôle régulier qui entraînera dans ce cas une validité limitée du permis de conduire.

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Quelles démarches ?

Déjà détenteur du permis ou candidat au permis, dans les 2 cas il faut prendre rendez-vous avec la commission médicale de la préfecture du département. Composée de 2 médecins, elle prononce l’aptitude à la conduite et détermine les aménagements nécessaires.

En cas d’aptitude, l’accès à la conduite va différer selon les situations :

  • Personne qui souhaite passer son permis de conduire : le candidat passera les épreuves du permis de conduire comme tout le monde. Il devra prendre contact avec des auto-écoles spécialisées qui le prépareront avec les aménagements exigés ou de manière adaptée à son handicap.
  • Personne qui a déjà un permis B : les épreuves ne sont pas à repasser. Après visite médicale, le titulaire du permis devra prendre rendez-vous avec un agent du bureau de l’éducation routière de la Direction Départementale Interministérielle qui s’assurera des aménagements nécessaires du véhicule et de l’aptitude du titulaire à les utiliser.

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En cas d’aménagement ou validité nécessaire, le permis de conduire porte la mention de ces éléments et le conducteur est dans l’obligation de les respecter. Le non-respect de ces obligations ou la conduite avec un permis non adapté à sa situation peut engager la responsabilité civile et pénale du conducteur.

La loi Macron touche aussi le secteur du permis de conduire

Présentée mercredi dernier en Conseil des Ministres, la loi Macron, destinée à « favoriser la relance de la croissance, de l’investissement et de l’emploi » va être prochainement soumise au vote de l’Assemblée. Largement discutée ces derniers jours, la loi qui comporte 106 articles est un fourre-tout de propositions, dont la plupart ne font pas l’objet de mise en lumière médiatique. Pourtant de très nombreux secteurs vont être touchés par celle-ci, comme l’industrie du permis de conduire.

Objectif réduire les délais et coûts du permis de conduire

Les délais de présentation aux épreuves du permis de conduire se rallongent d’année en année et les candidats attendent aujourd’hui en moyenne 98 jours pour repasser leur examen en cas d’échec. Ce délai peut monter à 5 mois pour les départements d’Ile de France. Ce délai en cas d’échec a un coût pour les apprentis conducteurs qui reprennent des leçons pour ne pas perdre la main et dépensent ainsi en moyenne 200€ par mois d’attente. Avec un coût moyen du permis de 1600€, l’objectif de la loi est donc de faire baisser ce coût en réduisant les délais d’attente pour repasser son examen et gagner ainsi des places supplémentaires.

En pratique : des salariés privés pour faire passer l’épreuve théoriques

Jusqu’à aujourd’hui l’épreuve théorique comme l’épreuve pratique sont supervisées par des inspecteurs publics, fonctionnaires de l’Etat. La loi prévoit de dégager du temps pour les inspecteurs publics en les libérant de l’épreuve théorique. En confiant la supervision de l’épreuve théorique à des opérateurs privés agréés, les inspecteurs publics pourront ainsi entièrement se consacrer à l’épreuve pratique. Cette mesure devrait permettre de générer jusqu’à 170 000 places d’examen au permis B et ramener le délai d’attente à 45 jours, soit une économie d’environ 300€ pour les apprentis conducteurs. Si une réforme est nécessaire, difficile de dire que cette mesure suffira à faire évoluer le secteur de l’apprentissage de la conduite mais elle a le mérite de tenter de faciliter l’accès à l’examen pour les candidats.

Les résultats du permis de conduire consultables en ligne

Depuis le 8 Septembre, les candidats au permis peuvent consulter leurs résultats en ligne dans certains départements. Finie l’attente de parfois une semaine ou 10 jours pour savoir si l’on est reçu au permis de conduire, les candidats des 3 départements test que sont les Yvelines, Paris et la Loire, peuvent être fixés au bout de 48 heures en consultant leurs résultats en ligne.

permis de conduire

Simplifier l’administratif

L’ambition de ce test qui devrait être appliqué à l’ensemble du territoire à partir de début 2015 est clairement de simplifier les démarches tant pour les candidats pour que pour les auto-écoles. Ainsi, le candidat peut se connecter 48h après son examen et savoir s’il a décroché son permis ou pas. Si c’est le cas, il peut télécharger immédiatement son certificat d’examen du permis de conduire, qui l’autorise à conduire le temps de recevoir son « vrai » permis.

Quant à l’auto-école, elle recevra directement les résultats de ses candidats dans sa boite mail lui facilitant ainsi la gestion de ses élèves.

Le mot d’ordre est dématérialisation : inspecteurs munis de tablettes pour la notation, plus de résultats par courrier et des certificats d’examen qui peuvent être présentés sur Smartphone, c’est la fin du papier dans l’univers du permis !

Comment ça fonctionne ?

Au bout de 48h, le candidat peut se connecter à son dossier en précisant le numéro de dossier et sa date de naissance. Si son dossier porte la mention favorable, le nouveau conducteur pourra télécharger son certificat et rouler avec celui-ci en sa possession, en attendant son permis définitif.

Si le dossier porte la mention insuffisant, c’est que le candidat a échoué, il devra prendre contact avec son auto-école pour le repasser.

Pour faciliter l’accès aux résultats, nous avons mis le formulaire de recherche de résultats du permis de conduire en ligne sur le site Stages Points Permis :

https://www.stagespointspermis.com/consultation-resultat-permis-conduire.html

Vous n’avez plus qu’à vérifier !

Tout savoir sur la taxe de renouvellement du permis de conduire

Depuis le 1er Septembre, le renouvellement de votre permis de conduire est payant. Ainsi, si vous perdez ou vous vous faites voler votre permis, vous devrez vous acquitter d’une taxe de 25€ pour obtenir son renouvellement. Ce timbre fiscal ne sera pas à fournir dans d’autres cas de renouvellement ou dans le cas d’une première demande de permis. Voici quelques éléments à savoir sur cette nouvelle taxe.

Renouvellement du permis de conduire

Pourquoi cette taxe sur le renouvellement du permis de conduire ?

La raison principale est assez simple : renflouer les caisses de l’État ! Selon le gouvernement ce ne seraient pas moins de 400 000 demandes de renouvellement de permis suite à un vol ou une perte de permis qui seraient envoyées chaque année. Grâce à cette taxe, l’État pourrait ainsi gagner 10 millions d’euros et financer le nouveau format du permis de conduire. Cette décision n’est pas sans rappeler celle de 2009 portant sur une taxe similaire en cas de renouvellement d’une carte d’identité perdue ou volée.

Les régions peuvent aussi demander une taxe pour produire votre nouveau permis de conduire qui s’ajoute à celle de l’État. C’est le cas pour l’Outre-Mer avec une taxe qui varie de 53 à 69€, mais aussi en métropole en Poitou-Charentes (25€), Limousin (27€) et en Corse (33€).

Comment s’acquitter de cette taxe ?

Depuis le 1er Septembre, vous devrez remplir comme avant une déclaration de perte ou de vol et la compléter avec un timbre fiscal d’une valeur de 25€. Le timbre fiscal s’achète dans un bureau de tabac ou un guichet du Trésor Public. Ce sont les seuls organismes habilités à vous délivrer des timbres fiscaux.

Votre demande complète avec le timbre fiscal doit ensuite être déposée en Préfecture ou Sous-préfecture pour son traitement.

Dans quels cas peut-on ne pas la payer ?

La loi précise que seules les personnes qui ne seront pas en mesure de présenter leurs permis de conduire à la préfecture au moment de renouveler celui-ci devront s’acquitter de cette taxe de renouvellement de permis. Ainsi, seules les personnes ayant égaré leur permis ou se l’étant fait volé seront concernées.

Dans le cas où vous avez simplement besoin de le faire renouveler et que vous êtes en possession de l’ancienne version ou en cas de 1ère demande, vous serez exemptés de cette taxe. Il n’existe pas d’autres exceptions au règlement de celle-ci.

Personnes Agées et conduite : faut-il un test ?

De récents débats relancent la question des seniors et de la conduite ainsi que la question d’un test d’aptitude à la conduite pour cette tranche de la population. L’Enquête Nationale des Transports et Déplacements produite en 2008 comptait 8 millions de conducteurs dits âgés pour lesquels la voiture constituait le moyen de transport privilégié. Bien que moins victimes d’accidents de la route que d’autres tranches de la population, le nombre de personnes âgées n’en demeure pas moins en constante évolution : comment gérer la problématique des conducteurs âgés ?

 

Sénior au volant

 

Seniors sur la route = danger ?

Contrairement aux idées reçues les plus de 65 ans sont en réalité moins impliqués dans des accidents de la route que les autres tranches d’âges. Par contre, les accidents qui les touchent sont plus souvent mortels car leur santé est plus fragile.

danger sénior sue la route

Selon l’Association Prévention Routière, on dénombre 745 tués sur les routes chez les 65 ans et + contre 1909 chez les 25-64 ans. Parmi les 745 tués sur la route, 50% étaient en voiture et 35% piétons. Les déplacements en voiture constituent donc un risque mortel important pour les personnes âgées, mais plus du fait de leur fragilité que de leur inaptitude à conduire.

Toutefois, de récentes affaires reposent la question de la prise en charge des conducteurs séniors. Un octogénaire est en ce moment jugé pour avoir causé la mort d’un motard. Après des tests psychiatriques, il a été décrété, qu’il n’était pas responsable pénalement car incapable de discernement. C’est cette question de la capacité de certaines personnes âgées qui interroge aujourd’hui sur la nécessité d’un suivi en amont.

 

 

Tests et visites médicales : les meilleures solutions ?

Aujourd’hui 11% de la population a plus de 60 ans, ils seront 22% en 2050. Tous les seniors ne doivent pas être considérés comme des dangers potentiels sur la route, mais les caractéristiques propres au vieillissement (diminution possible des capacités physiques ou cognitives) doivent être prises en compte dans le meilleur intérêt de tous.

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Contrairement à plusieurs pays européens, en France on n’exige pas de contrôles obligatoires et réguliers pour mesurer l’aptitude à conduire. Toutefois, l’article R.221-14 du code de la route prévoit qu’il est possible de faire un signalement à la gendarmerie ou au Préfet pouvant entraîner, un examen médical, ainsi qu’une suspension, provisoire ou non du permis de conduire. Mais comment demander aux familles de signaler leurs propres parents ?

La conduite mobilise de nombreuses capacités perceptives, motrices et cognitives avec bien souvent des doubles tâches à effectuer. Le vieillissement a forcément des incidences sur ces capacités. On peut ainsi parfois observer un déclin des capacités motrices, visuelles ou des troubles cognitifs qui peuvent se traduire par des troubles de l’attention ou des temps de réaction allongés.

La plupart des seniors ont bien conscience des évolutions physiques et une grande majorité modifie sa pratique de la conduite en conséquence. On observe d’ailleurs que sur 62% des personnes âgées entre 65 et 74 ans ayant un permis de conduire, 49% conduisent mais quand on passe aux plus de 74 ans : 47% sont titulaires d’un permis de conduire mais 29% seulement conduisent. Il semble donc qu’une prise de conscience des limites de l’âge se fasse naturellement.

La difficulté majeure se pose surtout au niveau des problèmes cognitifs. Dans ces cas, les personnes n’ont bien souvent pas conscience de la dégradation de leur état. D’où l’intérêt d’une visite médicale permettant de dépister ces situations.

Un arrêté du 31 août 2010 précise à ce titre déjà aux médecins, la liste des états de santé entraînant une incompatibilité avec la conduite : altérations visuelles, pathologies cardio-vasculaires, métaboliques ou pneumologiques, atteintes de l’appareil locomoteur, pratiques addictives… Dans le cas où le médecin détecterait cela chez un patient, il doit lui demander d’arrêter de conduire. Toutefois cela est soumis à la condition que le patient soit suivi régulièrement, d’où l’idée d’un suivi obligatoire.

Au Danemark, le dépistage est obligatoire avec un retrait de permis pour les personnes qui auraient échoué mais pour autant le nombre d’accident ne diminue pas. La visite médicale, bien que nécessaire pour dépister certaines pathologies qui empêcheraient le bon discernement du conducteur âgé, ne semble donc pas être la clé pour diminuer les accidents des seniors. Le dépistage médical est important mais c’est en réalité le suivi médical de n’importe quelle personne vieillissante, automobiliste ou non, qui est indispensable.

 

 

D’autres pistes.

Conduire constitue aussi un ancrage dans la vie sociale pour les populations âgées, il est donc nécessaire de trouver un moyen de maintenir sur la route ceux qui en sont capables, tout en évitant la multiplication des risques d’accident.

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Avant la question de l’incidence de l’âge sur la conduite, c’est l’évolution du code de la route qui doit être au cœur des interrogations. Plutôt que de stigmatiser la population senior, il serait intéressant de commencer par envisager la mise en place de tests ou stages de remise à niveau de manière régulière sur le parcours du conducteur ne serait-ce que pour être en cohérence avec l’évolution des règles de conduite. Cette question est d’ailleurs en débat avec le nouveau permis qui pourrait être valable 15 ans avec l’obligation à échéance d’effectuer certaines démarches pour le revalider pour 15 ans supplémentaires.

L’interdiction de conduire n’est pas non plus toujours la meilleure solution. Parfois, une limitation serait plus intéressante pour permettre à la personne âgée de conserver de l’autonomie. Mais pour cela, il faudrait pouvoir mettre en place un suivi dans le temps et modifier la législation sur le permis de conduire.

Enfin, outre l’éducation ou la surveillance, d’autres moyens peuvent être envisagés pour maintenir les seniors en état de conduire, par exemple, des séances d’entraînement cognitifs, équiper les véhicules de systèmes d’assistance à la conduite, améliorer les infrastructures et notamment l’éclairage des routes… Tous ces éléments associés pourraient permettre aux seniors de continuer à conduire en toute sécurité.

La question des seniors et de la conduite doit être envisagée dans un questionnement global autour du vieillissement de la population. Le déclin des facultés physiques ou cognitives avec le temps est réel mais imposer un test médical et/ou technique arbitraire n’est pas nécessairement la bonne solution et semble plutôt conduire à des situations stigmatisantes et/ ou d’enfermement. L’accompagnement progressif tout au long de la vie du conducteur paraîtrait plus approprié mais compliqué à mettre en place.

Et vous, qu’en pensez-vous ?

Réformes du permis de conduire vu par un visionnaire

L’abolition quasi-totale de l’examen du permis de conduire au profit d’une formation adaptée !

Réformes du permis de conduire

 

Dominique DUCAMPNous avons rencontré Dominique Ducamp, dirigeant d’Allo-permis, organisateur de stages de sécurité routière dans le cadre du permis à points. (Il est fortement opposé à l’appellation « stage de récupération de points » qu’il trouve trop réductrice). Il a également créé et anime l’Auto Ecole Facile qui forme les conducteurs et les prépare à l’obtention du permis de conduire.

Dominique Ducamp est un des seuls spécialistes sécurité routière à avoir une double formation de psychologue et d’animateur BAFM (Brevet d’Aptitude à la Formation de Moniteur) en France.

Il nous confie dans cet article sa vision et sa volonté de voir mettre en place une vraie réforme du permis de conduire qui devient une promotion de la citoyenneté et de la responsabilité sociale.

Chaque année ce sont 800 000 jeunes qui tentent de passer leur permis de conduire. Face à la difficulté d’obtenir une place d’examen et à ensuite réussir l’épreuve du permis de conduire, il y a une attente forte pour une réforme réaliste et sensée du permis de conduire.

Le permis de conduire est en effet aujourd’hui le passage obligé pour accéder à la mobilité, à l’autonomie et à l’emploi.

 

Interview :

Question : Dominique Ducamp, quel est votre vision du permis de conduire ?

Réponse :Le permis de conduire correspond à un rite de passage à l’âge adulte et d’intégration sociale. Il concerne presque tous les jeunes, quelque soit leur sexe, leur niveau d’éducation, leur culture, leur religion.

Un rite de passage est un rituel marquant le changement de statut social ou sexuel d’un individu, le plus généralement la puberté sociale mais aussi pour d’autres événements comme la naissance ou la ménopause. Le rituel se matérialise le plus souvent par une cérémonie ou des épreuves diverses. Les rites de passage permettent de lier l’individu à un groupe mais aussi de structurer sa vie en étapes précises qui lui permettent d’avoir une perception apaisante de la condition mortelle de l’homme. Ce phénomène est donc un enjeu important pour l’individu, pour la relation entre l’individu et le groupe et pour la cohésion du groupe. » Source WIKIPEDIA

Accueillir dans notre société d’adultes des hommes et des femmes en devenir, c’est d’abord leur faire une place, leur signifier que nous avons besoin d’eux pour faire évoluer le monde, que nous leur faisons confiance et que nous sommes à leurs côtés pour grandir avec eux. Nous devons être capables d’accueillir chacun d’eux.

A travers le passage du permis de conduire, il se joue bien d’autres choses que l’évaluation de la capacité à conduire de la génération montante.

 

Question :Dominique Ducamp, quelle est votre constat concernant le permis de conduire aujourd’hui ?

Réponse :

Quelques chiffres :

  • 1 er examen de France : 1 325 000 épreuves pratiques B en 2013
  • taux de réussite à la première passation du code de la route : 63 % ce qui signifie 37 % d’échec
  • taux de réussite à la première passation de l’épreuve pratique du permis B : 58 % – soit 42 % d’échec – (statistiques nationales 2012)
  • nombre moyen de présentations avant obtention du permis de conduire : non communiqué
  • délai moyen d’attente après un échec : 98 jours (c’est une moyenne, cela peut aller jusqu’à 9 mois dans certains départements)
  • 650 jeunes de 18 à 24 ans tués en 2013 dans un accident de la circulation soit un risque 2 fois supérieur à celui de l’ensemble de la population
  • Les conducteurs ayant un permis depuis moins de 2 ans sont impliqués dans 1 accident sur 4

 

Le dysfonctionnement est clair et massif. Alors que le permis de conduire est un véritable passeport vers l’autonomie, un levier essentiel vers l’intégration professionnelle et sociale, les jeunes se voient signifier :

  • que la société ne s’organise pas pour les accueillir
  • qu’ils sont évalués sans être reconnus
  • que ceux qui ne réussissent pas les épreuves imposées ne seront pas soutenus

 

Les places d’examen sont rares et l’apprenti conducteur peut avoir le sentiment d’être pris en otage par son école de conduite alors que celle-ci dépend des dictats de l’administration. Le système d’attribution des places aux écoles de conduite est pervers car il est basé sur le seul taux de réussite à la première présentation. Le coût de la formation apparaît cher d’autant plus que celle-ci est confondue avec l’examen.

Depuis plus de 20 ans maintenant il existe un goulot d’étranglement pour passer l’examen du permis de conduire dû à des questions d’organisation des épreuves et d’effectif des inspecteurs.

Le processus de formation des conducteurs est hyper réglementé et pourtant la qualité des conducteurs est également contrôlée en fin de formation. Dans l’industrie, cela fait longtemps que si l’on contrôle le processus il n’est plus nécessaire de contrôler chaque unité à la fin du processus.

Que dire d’un système qui depuis plus de vingt ans « fabrique » 40 % de conducteurs non conformes et dont les conducteurs estimés conformes sont présents dans plus de 25 % des accidents mortels ?

Conduire c’est prendre la responsabilité d’utiliser un outil dangereux. Conduire c’est prendre l’engagement de tout mettre en œuvre pour que l’utilisation de cet outil dangereux ne blesse personne. On ne s’autorise que de soi-même.

Est-ce à dire que l’on doit laisser libre accès à ces machines complexes et dont l’utilisation n’est pas sans questionner toute notre société ?

 

Question :Dominique Ducamp, quels seraient à votre sens, les réformes à envisager pour faciliter l’accès au permis de conduire et garantir la sécurité des usagers ?

Réponse : Ce que nous proposons c’est un dispositif de formation et d’intégration accessible à tous. Un dispositif qui est en même temps une opportunité de rencontre, d’échange, de construction et de maturation. Un dispositif qui facilite une meilleure connaissance de soi, des autres et des enjeux liés à la circulation. Ce dispositif contribuera à ce que chacun soit mieux à même de partager l’espace en prenant autrui en compte. En effet circuler avec des modes de transports individuels c’est partager l’espace et tout accident résulte d’un conflit dans le partage de l’espace.

Pour être autorisé à conduire il faudra justifier d’une formation sur véhicule en école de conduite de 30 heures et avoir réussi l’épreuve du code de la route.

A l’issue de ces 30 h, l’école indique le niveau acquis sur plusieurs axes. L’élève peut s’il le souhaite approfondir sa formation, décider de commencer à conduire seul ou opter pour le dispositif de la conduite supervisée.

Avant cela, l’apprenant conducteur bénéficie d’un entretien avec un psychologue pour l’aider à donner du sens à son statut de conducteur et en assumer la responsabilité. Cet entretien est complété par des tests psychotechniques qui permettent d’enrichir l’échange et, dans certains cas, d’identifier des difficultés spécifiques.

A l’issue de ce processus, chaque conducteur signe un engagement citoyen, en préfecture. Cet engagement rappelle les enjeux et les principes à observer pour contribuer à une circulation sereine, respectueuse et sûre.

Durant les 3 années de la période probatoire, le nouveau conducteur doit effectuer une journée de formation, en salle, pour pouvoir interroger l’expérience acquise et approfondir la formation.

A la fin des 3 années de la période probatoire, le conducteur effectue une analyse de conduite, auprès d’un établissement différent de celui qui l’a formé. Cette analyse de conduite, d’une durée d’une heure environ, lui permet d’identifier points forts et pistes de progrès. Elle ne constitue pas un examen mais fait partie intégrante du processus de formation et de validation des conducteurs.

Par la suite, chaque conducteur effectue une journée de formation-rencontre tous les 10 ans pour confronter et faire évoluer ses représentations autour de la conduite à celle des autres usagers.

Ce dispositif serait couplé avec celui du volet pédagogique du permis à points. Le stage actuel de deux jours, actuellement uniquement suivi par des conducteurs ayant été verbalisés serait ouvert à tous. Il ne durerait qu’une journée mais serait complété, pour les conducteurs ayant été verbalisés, par une analyse de conduite.

On abouti alors à un vrai dispositif de prévention, de formation et d’intégration qui aura des résultats féconds au delà de la seule sphère de l’utilisation de nos chers véhicules.

 

Conclusions :

Dominique Ducamp nous donne sa vision de l’état actuel de l’examen du permis de conduire qui comporte des dysfonctionnements chroniques et offre des résultats peu probants. L’examen du permis de conduire aujourd’hui, c’est la raréfaction des places donnant accès à l’examen, un résultat incertain quant à la formation et à la responsabilisation du jeune conducteur. C’est un passage long et difficile pour tous les jeunes apprentis conducteurs avec des coûts de formation souvent exorbitants.

 

shéma formation conducteur

Dominique Ducamp propose alors un tout autre modèle : un permis de conduire basé sur une formation alternative accrue du jeune conducteur et sur son éducation et sa responsabilisation avec :

  • formation au code de la route
  • examen du code de la route
  • 30h de formation obligatoire sur véhicule,
  • Avis consultatif de l’auto-école concernant les aptitudes de l’élève,
  • Un entretien systématique avec un psychologue et le passage de tests psychotechniques
  • Signature d’un engagement de responsabilité
  • Analyse de conduite
  • 1 Journée de formation en salle, en groupe au cours des 3 premières années de permis
  • 1 Journée de formation, tous les 10 ans, pour tous

 

Après formation et entretien avec le psychologue, le nouveau conducteur s’engage en signant un « contrat de responsabilité » avec la préfecture. Il est alors détenteur du permis de conduire et un capital de 6 points y est attribué

La participation à une journée de formation du type « la prévention et nous » autour de différentes thématiques (accidents, hygiène alimentaire, environnement, …) durant la période probatoire est exigée pour que le permis conserve sa validité à l’issue de la période probatoire.

En fin de période probatoire, le conducteur participe à une analyse de conduite qui lui permet de remettre en question les comportements acquis et de continuer à progresser. Cette analyse de conduite ne constitue pas un examen.

Tout conducteur participe, tous les 10 ans, à une formation d’une journée en salle pour interroger ses pratiques de conduite et continuer à progresser. La participation à une de ces formations dans le cadre d’une perte de points devra être complétée par une analyse de conduite pour pouvoir valider une récupération de points.

 

Si vous êtes pour ce type de réforme, réagissez en laissant vos commentaires et partagez cet article sur les réseaux sociaux.

Coût et délais pour le permis de conduire – les points sensibles

En mai 2014, le Ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, possédait le résultat du rapport d’experts sur les réformes du permis de conduire. Ce rapport a, entre autre, pour but de revoir les prix et délais d’obtention du permis de conduire.

À ce sujet, plusieurs axes sont évoqués comme le recrutement de nouveaux examinateurs, ou encore baisser l’âge de l’apprentissage de la conduite accompagnée à 15 ans.

Apparemment, il y aurait peu de proposition quant à faire baisser le coût d’acquisition du permis de conduire pouvant aller jusqu’à 3000€ dans certains cas.

Bien entendu, les restrictions budgétaires et les associations des professionnels de l’auto-école ne sont pas compatibles avec la réduction des coûts du permis.

Ce permis de conduire convoité par les jeunes, particulièrement lorsqu’ils entrent dans la vie active, n’est pas encore tout à fait au point.

Néanmoins quelques alternatives pointent à l’horizon.

 

Le permis low-cost :

consommez malin

Certains jeunes entrepreneurs ont décidés de créer des auto-écoles ou les prix sont cassés. Dans la région lilloise, Permispacher, implantée à Lambersart attire les jeunes futurs conducteurs par des tarifs low-cost.

En réorganisant leurs dépenses et en obligeant leurs client à réserver leurs leçons 15 jours à l’avance en abandonnant leur droit à l’annulation, cette entreprise propose des cours de conduite à 28€ alors que le prix moyen est de 40€.

Le fondateur de Permispascher a l’intention de multiplier ses implantations dans le Nord et même en région parisienne.

D’autres formules sont aussi accessibles sur les Sites d’achat groupés comme KGB DEALS qui propose des offres promotionnelles autour de 500 € pour un forfait code et conduite. Néanmoins, dans ce cadre, l’élève n’a pas le choix de son auto-école ni des horaires des leçons qu’il doit suivre. Il faudra donc avoir une disponibilité à toute épreuve pour faire concorder son emploi du temps avec les leçons de code ou de conduite.

 

Bien comparer les prix et les prestations des auto-écoles

auto-école

Pour cela, le Site Vroom Vroom, fondé par Edouard Schlumberger, propose un annuaire des auto-écoles de France. Au-delà des coordonnées de ces établissements, le visiteur trouvera différents indicateurs lui permettant de faire le bon choix :

  • Le taux de réussite au code,
  • Les taux de réussite aux permis,
  • Différents commentaires des internautes concernant l’établissement.

L’utilisation du Site est simple, tapez votre ville ou département et une page comportant la localisation des auto-écoles apparaît. En cliquant sur l’une d’entre elle, vous obtiendrez ses informations.

 

Passer son permis en candidat libre

Il est possible de passer le permis de conduire en candidat libre, à savoir sans passer par une auto-école. Cette démarche méconnue consiste à s’adresser à la Préfecture pour s’inscrire à l’examen du permis de conduire en remplissant un formulaire.

Néanmoins, vous serez soumis aux contraintes d’avoir un véhicule adapté et un accompagnateur.

Cet accompagnateur doit :

  • Avoir l’usage de son permis de conduire depuis au moins 5 ans sans suspension ou annulation,
  • Avoir suivi une formation en auto-école,
  • Ne pas être rémunéré,
  • Former le futur conducteur dans un véhicule équipé et adapté.

Grâce à cette option, vous pensez réduire le coût d’acquisition de votre permis de conduire, mais c’est là que c’est bien plus compliqué.

Si vous cumulez le coût de la formation de l’accompagnateur de 300 à 400€, le coût d’équipement du véhicule d’environ 1000€ et le temps que vous y consacrerez, l’économie escomptée n’est pas forcement au rendez-vous.

 

Passer son permis avec l’aide de l’État ou des associations

Sur Internet, vous trouverez une myriade de sites proposant des conseils et des aides pour passer son permis de conduire ainsi qu’une mine d’informations concernant les possibilités de financement de votre permis de conduire.

Le permis à un euro par jour :

L’État propose, pour les jeunes de 16 à 25 ans, un financement d’un montant de 800 €, 1000€ ou 1200€ pour lequel l’auto-école devra accepter ce mode de financement.

Un certain nombre de communes et de conseils généraux proposent aussi pour les 18-25 ans des bourses en contrepartie de travaux d’intérêt généraux.

Les bénéficiaires du RSA et les chômeurs peuvent aussi s’adresser à Pôle emploi pour un aide à l’obtention du permis de conduire.

Enfin, certaines associations comme les auto-écoles sociales permettent de minimiser les coûts d’obtention du permis de conduire pour les plus défavorisés.

 

Passer son permis de conduire à l’étranger, c’est possible ?

Effectivement, de plus en plus de conducteurs passent leurs permis à l’étranger mais cela implique des restrictions. Pour passer son permis à l’étranger, il faut :

  • Avoir vécu dans le pays au moins 6 mois pour des raisons professionnelles ou personnelles
  • Avoir, bien entendu, l’âge requis de 18 ans
  • Passer l’examen français dans les 12 mois afin de valider une équivalence officielle

Enfin, il faudra trouver le bon pays, permettant de passer son permis à un prix moins élevé qu’en France, ce qui ne sera pas chose facile. Néanmoins, au-delà du coût, certains pays ont des délais bien plus courts.